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Compagnie Hyperbole à Trois Poils Retrouvez-nous sur notre communauté

Spectacles en tournée

L’esquisseuse

Conte pour valise et marionnettes (à partir de 7 ans)

By 11 mai 2022avril 18th, 2024No Comments
 
 
 
 
 
 
 
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Générique

 

Texte, mise en scène et musiques
Nicolas Ducron

Avec
Amélie Roman

Marionnettes, Valise, Décors
Martha Roméro

Création lumières, construction
Brice Nouguès

Régie

Yann Monchaux

Administration
Fannie Schmidt

Production
Compagnie H3P

Co-Production
La Barcarolle, Saint Omer

Avec le soutien
de la DRAC Hauts-de-France, de la Région Hauts-de-France, du département du Pas-de-Calais

Avec l’aide
de la Note Bleue de Ruminghem, AREA Aire-sur-la-Lys, et de la CITÉ DE LA DENTELLE et de la Mode de Calais

Diffusion

Christophe Dorémus

07 52 04 27 62

diffusionH3P@gmail.com


A propos

TTT (télérama) Critique de François Sabatier-Morel

Au début du XXème siècle, dans la région de Calais, une jeune fille rêve de devenir « esquisseuse ». À savoir dessiner de la dentelle, un métier d’art réservé aux hommes. Dernier volet d’un triptyque sur les anciens métiers du Nord, ce spectacle de Nicolas Ducron pour une valise, une interprète, et une dizaine de marionnettes raconte le parcours et la détermination d’une femme, dans un monde patriarcal, avec en toile de fond le monde ouvrier, l’usine, les techniques de fabrication de la dentelle et la formation artistique. Tout se passe à vue : au fil du récit, la comédienne manipule marionnettes délicates (façon poupées anciennes) et décors changeants, à l’intérieur de la valise, au dessus ou sur les côtés. Un univers sonore fait de boucles, de bruitages et de mélodies acoustiques accompagne les séquences, pour encore mieux faire vibrer le public. Passionnant.

 

« L’esquisseuse » est le troisième volet d’un triptyque de « spectacles valises » sur les métiers historiques de la région du Nord. Après « La naissance du carnaval » (sur les marins-pêcheurs de Boulogne sur mer) et « L’enfant de la montagne noire » (sur la mine à Pont-de-la-Deule), il traite du monde de la dentelle de Calais.

 

Ce spectacle se joue, comme les autres, sur, autour, et dans une valise. La narratrice raconte l’histoire, tout en manipulant les personnages, représentés par des marionnettes et fait apparaître et disparaître les décors en carton. De la musique agrémente l’histoire, et accompagne parfois la manipulation.

 

Nous utilisons une sorte de musique concrète : séquences bruitées (boucles et sons de machines), qui illustrent le monde « industriel » de la dentelle. Mais également, une partie mélodique très « acoustique », avec des instruments à cordes ou à vent (accordéon, violon), donne du relief et de la couleur à la narration. Nous alternons ainsi séquences répétitives, mécaniques et mélodies fines et sophistiquées, à l’image de cette dentelle, si délicate, mais confectionnée dans de bruyants ateliers.

 

L’idée, sans être didactique, est de raconter comment une jeune fille défie les usages « patriarcaux » de ce métier traditionnel, où les professions les plus « nobles » et les mieux payées sont réservées aux hommes. C’est aussi raconter comment la détermination et la persévérance peuvent permettre de réaliser ses rêves. C’est enfin mettre en scène tout un monde ouvrier, fait de peine, de labeur, mais aussi d’humour, de combat, de fierté, d’engagement…